Coalition pour les CÉGEPS
Le 20 mars 2007 – La Coalition-Cégeps dénonce non seulement l’absence de réinvestissement substantiel pour l’enseignement supérieur, mais souligne également l’étrange unanimité des différents partis politiques qui accueillent favorablement le budget fédéral. Pour la coalition, cette unanimité tient au calcul politique plus qu’à un nécessaire jugement sur les urgences actuelles.
Montréal, le 14 mars 2007 – Alors qu’il s’apprêt à fêter ses quarante ans à l’auromne 2007, le réseau des cégeps est toujours aux prises avec d’importantes insuffisances financières qui compromettent la réalisation de sa mission dans toutes les régions du Québec. Dans le contexte de la campagne électorale et devant l’imminence du budget fédéral, la perspective d’un réinvestissement pourra certes contribuer à améliorer la situation. Encore faudra-t-il que les cégeps soient financés à la hauteur de leurs besoins réels, ce que, à l’évidence, les programmes des différents partis politiques négligent. Pour cela, la Coalition-cégeps exige des différents partis politiques qu’ils s’engagent, advenant leur accession au pouvoir, à injecter dans le réseau des cégeps 40% de tout réinvestissement en enseignement supérieur.
Ce premier numéro est consacré aux élections et à la part du réinvestissement dans l’enseignement supérieur qui doit revenir au réseau des cégeps. Le rassemblement de Québec, en décembre, a déjà permis à la Coalition-cégeps de publier une Déclaration à ce sujet. Les cégeps devraient obtenir 40 % de tout réinvestissement en enseignement supérieur et de toute hausse des transferts fédéraux au postsecondaire.
La Coalition-cégeps, qui regroupe les étudiantes et les étudiants, le personnel enseignant, les parents et le personnel de soutien et le personnel professionnel des cégeps, a reçu de manière positive l’ajout de ressources dans les réseaux, mais exprime des réserves face au projet ministériel de rapprochement des formations professionnelle et technique, dévoilé lundi par le ministre de l’Éducation, des Loisirs et du Sport, Jean-Marc Fournier.
Tout en constatant avec satisfaction que les nombreuses représentations qu’elle a suscitées ont trouvé écho auprès du ministre, la Coalition-cégeps conserve des inquiétudes quant à l’avenir du réseau collégial. Accueillant favorablement l’annonce du maintien de la formation générale commune et de l’intention annoncée de conserver un DEC national, la Coalition-cégeps a cependant relevé que les problèmes de sous-financement du réseau restent entiers et que les orientations du ministre comportent un changement de cap majeur au plan de l’évolution du contenu et de l’offre des programmes d’études. Il s’agit d’un changement très important qui pourrait compromettre sérieusement, à moyen terme, la valeur nationale du diplôme d’études collégiales.
Nous présentons ci-dessous une lettre d’opinion de la Coalition-cégeps rédigée au moment du changement ministériel portant sur les orientations ministérielles annoncées le 17 janvier précédent la nomination de Jean-Marc Fournier, le 18 février. Elle fut puliée dans le quotidien Le Soleil, le 28 février.
Alors que Paul Gérin-Lajoie agira à titre de ministre de l’Education honoris causa, les représentantes et les représentants de la Coalition-Cégeps invitent les journalistes à un point de presse qui précédera le dépôt, demain le mercredi 17 novembre, à l’Assemblée nationale, d’une pétition en faveur des cégeps signée par près de 60 000 citoyennes et citoyens à travers le Québec.
Vous avez été nommé ministre de l’Éducation honoris causa par l’actuel gouvernement du Québec pour deux jours, les 17 et 18 novembre 2004. En cette qualité, mais aussi à titre de citoyen du Québec, vous pouvez de nouveau contribuer à promouvoir la qualité du système d’éducation québécois, comme vous l’avez fait il y a maintenant 40 ans.
Québec, le 17 novembre 2004 - Forte de l’appui qu’elle a reçu à travers le Québec, la Coalition-cégeps dépose aujourd’hui à l’Assemblée nationale une pétition signée par près de 60 000 citoyennes et citoyens en faveur du maintien du réseau des cégeps. C’est Mme Pauline Marois, porte-parole de l’opposition en matière d’éducation, qui se fera la voix de la coalition pour le dépôt officiel de la pétition.