Coalition pour les CÉGEPS
Communiqué

Pour les 40 ans du réseau, la Coalition-cégeps exige 40 % du financement de l’enseignement supérieur

samedi 17 mars 2007 par Coalition pour les CÉGEPS

Montréal, le 14 mars 2007 – Alors qu’il s’apprêt à fêter ses quarante ans à l’auromne 2007, le réseau des cégeps est toujours aux prises avec d’importantes insuffisances financières qui compromettent la réalisation de sa mission dans toutes les régions du Québec. Dans le contexte de la campagne électorale et devant l’imminence du budget fédéral, la perspective d’un réinvestissement pourra certes contribuer à améliorer la situation. Encore faudra-t-il que les cégeps soient financés à la hauteur de leurs besoins réels, ce que, à l’évidence, les programmes des différents partis politiques négligent. Pour cela, la Coalition-cégeps exige des différents partis politiques qu’ils s’engagent, advenant leur accession au pouvoir, à injecter dans le réseau des cégeps 40% de tout réinvestissement en enseignement supérieur.

Cette proportion n’est pas le fruit du hasard. Avec plus de 150 000 étudiantes et étudiants, le réseau des cégeps, porte d’entrée des études supérieures, regroupe 40 % de l’ensemble des inscriptions à l’enseignement postsecondaire. Avec un budget de 1,6 milliard de dollars, le réseau des cégeps recueille 40 % du budget québécois consacré à l’enseignement supérieur. Sans grande surprise, on constatera que la part des budgets de l’enseignement postsecondaire dévolue historiquement au réseau des cégeps a toujours été de 40 %. Pourquoi alors craindre que la situation ne change ?

C’est que dans les faits, elle a déjà changé Dans une annonce de réinvestissement en enseignement supérieur en décembre dernier, le gouvernement Charest ne réservait que 25 % des sommes réinvesties à l’ordre collégial. Depuis le début de la campagne électorale, les partis politiques, qui se sont engagés à réinvestir dans l’enseignement supérieur, négligent de clarifier leurs intentions envers les cégeps. De fait, c’est d’un décodeur dont nous aurons besoin pour décrypter, dans les annonces de réinvestissement, la part qui irait au réseau des cégeps, qui serait de l’argent frais et, enfin, qui serait calculée sur une base annuelle récurrente. De même, les différents partis politiques sont tout aussi silencieux sur les choix qu’ils entendent privilégier pour assurer le maintien et le développement du réseau des cégeps. Pourtant, l’urgence d’assurer l’avenir des cégeps commande des engagements clairs et résolus.

Non seulement le réseau des cégeps a-t-il souffert d’importantes coupes budgétaires dans les années 1990, mais il a également vu en grande partie s’évanouir l’indexation de ses budgets. En plus de restreindre le développement des cégeps et d’hypothéquer sérieusement leur fonctionnement, l’austérité financière a conduit les établissements à multiplier les frais afférents pour les étudiantes et étudiants, remettant ainsi en cause la gratuité scolaire et l’accessibilité aux études supérieures. Dans les faits, les carences du financement ont conduit les cégeps à surcharger les enseignantes et enseignants, à ne pas remplacer du personnel et à réduire les services professionnels et de soutien. C’est également dans ce contexte que la diversité des programmes offerts risque d’être diminuée dans plusieurs régions du Québec à la suite des « efforts de rationalisation » dictés par les impératifs budgétaires sans égard aux conséquences sur l’universalité et l’accessibilité.

Pour faire face aux multiples nouveaux besoins dans les cégeps, comme pour assurer l’accessibilité à des programmes de qualité sur l’ensemble du territoire québécois, les organisations membres de la Coalition-Cégeps enjoignent les partis politiques de s’engager à investir à la hauteur des besoins en enseignement supérieur et de clairement établir à 40 % la part dévolue au réseau des cégeps.


Mise sur pied en octobre 2003, la Coalition-Cégeps regroupe les associations étudiantes, les parents et l’ensemble du personnel qui oeuvre quotidiennement à favoriser la réussite des élèves :

  • la Fédération des associations de parents des cégeps du Québec (FAP) ;
  • la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ;
  • l’Association syndicale pour une solidarité étudiante (ASSÉ) ;
  • la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN) ;
  • la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ) ;
  • le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) ;
  • la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ) ;
  • le Syndicat de professionnelles et de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ;
  • la Fédération autonome du collégial (FAC) ;
  • la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) ;
  • la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) ;
  • le Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ).

Pour information :
- François Laliberté-Auger FECQ — 514 554-0576
- Jaouad Laaroussi ASSÉ — 514 835-0524
- Ginette Bussières SCFP-FTQ — 514 919-5884
- Pierre Cohen-Bacrie SPGQ — 450 975-6470
- France Désaulniers FNEEQ (CSN) et FEESP (CSN) — 514 219-2947
- Guy Desmarais FAC — 514 943-9561
- Gabriel Danis FEC-CSQ, FPSES-CSQ et FPPC-CSQ — 514 235-5082
- Luc Perron SPEQ — 514 525-7979


Pour les 40 ans du réseau,
la Coalition-cégeps exige 40% du financement de l’enseignement supérieur
(PDF - 163k)

Forum